Topographie

22 décembre 2017, Cartothèque, Au vieux campeur, Paris 5ème.

Carte de Minas Gerais

Le jeune homme derrière le comptoir doute qu’une carte détaillée du Minas Gerais puisse exister. Si seulement il avait pu en être ainsi… Des cartes précises de la région existent depuis le 17ème siècle.

Il y a une dizaine d’années il était possible de commander une carte de n’importe quelle partie du monde, carte marine, géologique, topographique. Le délai d’acheminement était à la mesure de la complexité de la demande.

Je fouille le magasin et ne trouve qu’une carte routière du Brésil et une autre de l’Amérique du Sud.

La bibliothèque du Trocadéro, spécialisée dans le tourisme et la géographie n’est guère plus fournie. Je compulse les différents guides de voyage pour le Brésil et repars avec le « dictionnaire amoureux du Brésil » de Gilles Lapouge, une somme d’anecdotes historiques formant une Histoire légèrement moins ethnocentriste que d’autres.

L’institut Brésilien qui édite les cartes se nomme IBGE, acronyme d’Instituto Brasileiro de Geografia e Estatística. Au bout de 2 jours de recherche en ligne, je parviens à identifier et télécharger les 4 fichiers correspondant au territoire qui m’intéresse.

Il s’agit des cartes de Santa Maria Do Suaçi et Itambacuri au Nord, Marilac et Governador Valadores au Sud. Ces cartes sont au 1 : 100 000 et datent de 1980. J’imprime les cartes sur de multiples pages au format A4 que j’assemble avec du scotch. Au moyen d’une règle je pointe les coordonnées géographiques issues de la divination algorithmique. J’inscris le point sur la carte au moyen d’une croix rouge.

Je suis dans le Sud Est de la carte MI24-26 correspondant à Santa Maria do Suaçi. À une altitude de 250 mètres, je suis proche de plusieurs cours d’eau dont le Rio Grande Suaçi. En contrebas il y a un pont qui l’enjambe, il s’agit de la route qui va de Sao José da Safira (15 km) à Frei Inocencio (21 km).

La ferme la plus proche se trouve à 3,5 kilomètres : la faz quebra dedo, 3 bâtiments regroupés à 1,5 km du Lac do Veadinho.

La zone où je me situe dépend de la ville d’Itambacuri dont le bourg est éloigné de 60 km.

Depuis les vues satellites et les vidéos de camionneurs postés sur You tube, le paysage paraît verdoyant quoique plutôt sec.